Autorisées en 2016 par la Loi de Santé de manière expérimentale, les deux salles de consommation à moindre risque de Strasbourg et de Paris ont fait l’objet  d’une évaluation par l’INSERM.
Le rapport présente en première partie un point sur la littérature scientifique internationale. Il dresse ensuite une évaluation médico-économique des salles et de leur rapport coût-efficacité sur le long terme.

Cette évaluation a porté sur plusieurs axes : efficacité sur l’état de santé des personnes accueillies, impact sur la tranquillité publique et sur l’acceptabilité sociale du dispositif, impact économiques.

Les résultats sont positifs et  invitent à la pérennisation de ces dispositifs.

En synthèse, un rapport prometteur

Commanditaire de l’étude, la MILDECA résume ce rapport de la manière suivante :

« Les SCMR ont fait la preuve de leur efficacité. Elles ne résolvent pas toutefois, à elles seules, l’ensemble des problèmes de santé et de tranquillité liés à l’usage de drogues. L’évaluation des expérimentations menées à Paris et Strasbourg démontre cependant que de nouvelles implantations méritent d’être étudiées, en fonction des contextes locaux, en complément des autres dispositifs d’accompagnement, de RDRD, et de sécurisation de l’espace public. »

Concernant les résultats sur la tranquillité publique selon Marie Jauffret Roustide (auteure): « ces résultats plaident en faveur d’une extension de ces SCMR, qui pourraient être aussi proposées dans des structures existantes, en adaptant les services et le fonctionnement à la réalité des usagers ».

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