La puff, une consommation pas si inoffensive ?
Pour vous accompagner dans vos pratiques découvrez la page ressource dédiée à la puff, vous y trouverez des informations, des ressources et des outils de prévention pour vos publics.
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Largement utilisées et connaissant un véritable essor en termes de ventes, les cigarettes électroniques ou vapoteuses (puff) ne présentent un intérêt que lorsqu’elles sont utilisées dans le cadre d’un sevrage tabagique.
Bien que la vente et l’usage du vapotage soient interdits aux mineur.es (article L3513-5 du Code de la santé publique), certains dispositifs comme les “puffs” (cigarettes électroniques jetables) ont été commercialisés avec des stratégies marketing ciblant les jeunes.
Depuis l’interdiction des formats jetables en février 2025, de nouvelles puffs ont été mises sur le marché en contournant la législation car rechargeables, et avec de gros contenants (10ml).
Le vapotage, hors contexte de sevrage, peut être une porte d’entrée dans l’addiction du fait de sa teneur en nicotine.
Les risques pour la santé
Les vapoteuses, sous toutes leurs formes (cigarette électronique, puff, “JNR”) comportent les risques suivants :
→ Risque de dépendance à la nicotine dès la première utilisation. La nicotine est la substance responsable de la dépendance dans le tabac. C’est l’un des produits psychoactifs connus les plus addictogènes.
• Présence de nicotine dans la quasi-totalité des vapoteuses
• Parfois très fortement dosées, avec de gros réservoirs (10ml)
Une vapoteuse indiquant 2 % de nicotine (soit 20 mg/ml) et 600 bouffées équivaut à 40 cigarettes en termes de quantité de nicotine.
→ Potentiels risques pour le cœur et les poumons (pression artérielle, broncho-pneumopathies chroniques obstructives) avec ou sans nicotine
→ Impacts sur la santé bucco-dentaire (sècheresse buccale, risque de caries et d’inflammation des gencives)
Dans certains cas, des produits altérant la conscience (Pête ton crâne – PTC, spleen, K2, etc.) sont ajoutés.
→ Il s’agit de cannabinoïdes de synthèse : des moléculeschimiques qui imitent l’effet du cannabis, en plus fort.
En France, plusieurs cannabinoïdes de synthèse sont classés parmi les stupéfiants dont l’usage, la vente et l’incitation à l’usage sont interdits (Article L5132-7 du code de la santé publique). Au fur et à mesure de leur interdiction, les fabricants de cannabinoïdes de synthèse créent de nouvelles substances non encore identifiées par les autorités.
Ces produits sont particulièrement dangereux car plus puissants que le cannabis naturel. Souvent, on ne connait pas exactement leur composition, ce qui augmente le risque de surdose.
Les risques sont les suivants :
• Immédiats : hallucinations, convulsions, malaises, attaques de panique.
• À moyen et long terme : dépendance, impacts sur tous les domaines de la vie (capacités de concentration et d’apprentissage, altération des performances physiques pour le sport, dégradation des relations avec les parents et les ami.es, etc).
→ Risque de soumission chimique : ces substances peuvent être présentes sans que la personne qui vapote ne le sache.
Que dit la loi ?
• La vente de produits du vapotage à des mineurs (article L3513-5 du Code de la santé publique)
• La publicité, directe ou indirecte pour des produits du vapotage (article L. 3513-4 du Code de la santé)
• Les e-liquides contenant plus de 20 mg/ml de nicotine (directive européenne sur les produits du tabac : 2014/40/UE)
• Les réservoirs et les cartouches supérieurs à un volume de 2 ml et les flacons de recharge supérieurs à un volume
de 10 ml (directive européenne sur les produits du tabac : 2014/40/UE)
• L’achat et la vente de puffs jetables, depuis février 2025 (loi n° 2025-175 du 24 février 2025)
• La vente, l’usage et l’incitation à l’usage des produits classés stupéfiants dont certains cannabinoïdes de synthèse (article L5132-7 du code de la santé publique).
Bien que ces produits soient interdits, il existe des magasins qui les vendent (épiceries, magasins de CBD). Les vapoteuses aux gros contenants, les puffs jetables et des cannabinoïdes de synthèse circulent en ligne et via le marché parallèle.
Marketing agressif des industriels du tabac
Stratégies pour attirer les jeunes :
Des arômes sucrés qui masquent la nicotine et entretiennent l’idée d’un produit inoffensif
Un design familier : couleurs vives, motifs inspirés des mangas, jeux vidéo ou bonbons
Des prix bas et un accès facile : entre 15 et 20 €, vente en ligne sans vérification d’âge
La présence sur les réseaux sociaux : « défi s » diffusés sur TikTok ou Snapchat, qui mélangent publicité et divertissement
Influenceurs jeunes présentant la puff comme un accessoire, alors même que toute publicité pour le vapotage est interdite
(article L3513-4 du Code de la santé publique).
Ce qui attire les jeunes :
Ses arômes la font presque passer pour une sucrerie et masquent les composants moins agréables / plus dangereux
Le packaging esthétique et coloré en fait un accessoire de mode
Son accessibilité : achat en boutique ou via les réseaux sociaux, son prix à l’unité la rend accessible
Sa simplicité d’utilisation : il suffit d’aspirer sur la puff pour qu’elle se déclenche automatiquement
Sa discrétion : son format compact, le caractère inodore et incolore de la fumée font d’elle un moyen de vapoter un peu partout et en toute discrétion
Comment en parler auprès de votre public ?
L’ Espace Accueil Outils un lieu-ressources pour les professionnel·les de Paris et de Seine-Saint-Denis.
Nous recevons les professionnels sur rendez vous pour échanger autour de leurs projets et identifier les outils les plus adaptés.
Des présentations d’outils et des ateliers thématiques collectifs sont régulièrement organisés pour faire découvrir et permettre aux professionnels de les utiliser.
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Les dernières tendances de consommation
Conférence : Vapotage et cannabinoïdes de synthèse : quels enjeux de prévention à destination des jeunes ? (Replay)
Le 19 juin 2026, la MMPCR a invité le Dr Anne Batisse, pharmacien en Addictovigilance (CEIP-A de PARIS) et Franck Moulius, chef de service Prévention et RdRD chez Addictions France à venir discuter d’un phénomène qui interroge les professionnel.les : la consommation de la puff, ou cigarette électronique, chez les jeunes.
En augmentation, cet usage peut également être associé à la consommation d’autres produits psychoactifs, comme les cannabinoïdes de synthèse (PTC, spleen, etc.).
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Stratégies marketing des industriels du tabac pour attirer les jeunes (Replay)
Marion Catellin, directrice de Contre-feu, aborde dans cette présentation les stratégies marketing des industriels de la nicotine pour attirer les plus jeunes dans la dépendance
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"La Puff, t’en sais quoi ?" un outil MMPCR
La MMPCR a conçu un outil pédagogique visant la promotion de la santé et le renforcement des compétences psychosociales.
Pour débattre en groupe, 10 cartes illustrées proposent des affirmations sur le produit, ses usages et risques. Un livret d’accompagnement et de conseils d’animation est fourni.
À retrouver à L’espace Accueil Outil de la MMPCR
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