20 juin 2017

Bourse bobigny- Place de la Libération

Comment cette proximité nouvelle avec les pratiques des usagers questionne le positionnement de tous les acteurs de prévention ?

Comment cette proximité nouvelle avec les pratiques des usagers questionne le positionnement de tous les acteurs de prévention ?

AVEC LA PARTICIPATION DE : CELINE DEBAULIEU ET VALERE ROGISSART *

Née dans un contexte d’épidémie de sida, la politique de réduction des risques en prenant acte des consommations s’est imposée comme une réponse pragmatique en rupture avec les objectifs d’éradication des drogues illicites. Cette approche socio-sanitaire a favorisé l’accès au matériel d’injection, reconnu les compétences des consommateurs en matière de prévention et a notamment
préconisé d’ « aller vers » les usagers de drogues les plus exclus. Ayantfait la preuve de son efficacité, la politique de réduction des risques a été reconnue par la loi de santé publique de 2004 et complétée par la loi de janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

Qu’en est-il aujourd’hui ?
Pour les usagers en situation de précarité, les niveaux d’infection par le virus de l’Hépatite C sont très élevés et les risques liés à l’injection (abcès, endocardites, poussières, etc.) ainsi qu’aux overdoses persistent. La pénalisation de l’usage de stupéfiants complique l’accompagnement social des plus marginalisés. C’est dans ce contexte que les dispositifs de réduction des risques et des
dommages (RDRD) ont évolué et élargi les outils de la palette d’intervention. Parmi les nouvelles expérimentations de RDRD qui ont été élaborées dans nos territoires, deux vous seront présentées :
• le projet d’éducation aux risques liés
à l’injection (ERLI)
• et la Salle de consommation à
moindre risque de Paris (SCMR).

Ces deux projets proposent une supervision des pratiques de consommation de drogues et positionnent les intervenants de ces structures comme témoins des
pratiques de consommation.

Dans quelle mesure cette proximité modifie-t-elle la relation avec les usagers ? Quelles sont les avancées attendues et les questions nouvelles soulevées ?

* Pour réfléchir et échanger sur ces questions, nous avons convié Céline Debaulieu, coordinatrice de la salle de consommation à moindre risque – Gaïa – Paris et Valère Rogissart, Directeur
Territorial du pôle Accueil, santé, précarité- Association Aurore et ancien responsable de mission à Médecins du Monde [MDM], porteur du projet ERLI.

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